Ching Shih, une femme pirate en mer de Chine

Ching Shih, une femme pirate en mer de Chine

À l’époque où la piraterie était encore courante, un nom en particulier faisait frémir les mers d’Asie. Si des personnages historiques de renom, tels que Barbe Noire ou encore François l’Olonnais, occupent incontestablement une place dominante dans l’histoire de la piraterie, Ching Shih n’y fait pas défaut. Sa particularité ? Ching Shih était une femme pirate, et pas n’importe laquelle ! Elle revendique historiquement le titre de la plus redoutable femme pirate jamais connue. À l’époque où la piraterie était encore courante, un nom en particulier faisait frémir les mers d’Asie. Si des personnages historiques de renom, tels que Barbe Noire ou encore François l’Olonnais, occupent incontestablement une place dominante dans l’histoire de la piraterie, Ching Shih n’y fait pas défaut. Sa particularité ? Ching Shih était une femme pirate, et pas n’importe laquelle ! Elle revendique historiquement le titre de la plus redoutable femme pirate jamais connue. Grand esprit stratège et leader inébranlable, Ching Shih dirigeait une flotte de 60 000 hommes d’une main de fer. Zoom sur l’histoire de cette figure de puissance féminine. De la prostitution à la piraterie, les origines de Ching Shih La plus grande femme pirate d’Asie, dont le nom parvenait jusqu’aux oreilles des Britanniques, n’est pas née dans cette ligne de métier. À ce jour, les faits historiques du passé de cette grande figure de la piraterie féminine ne sont que vaguement connus. Les récits rapportent néanmoins qu’elle était, jusqu’à l’aube de ses 26 ans, une prostituée cantonaise. C’est alors que la jeune femme, portant alors le nom de Shih Yang, fait la rencontre du commandant des drapeaux rouges, Cheng I. Capturée par ce dernier, elle est amenée, en 1801, à l’épouser. À l’époque, les codes occidentaux de la piraterie, à l’image du sexisme actuel qui réduit la femme à une place seconde , interdisaient à celles-ci de naviguer en mer. Ching Shih, quant à elle, décide de créer ses propres règles, demande à intégrer la flotte de son mari et prend la tête d’un escadron. Sa vie légendaire de pirate ne fait alors que commencer. De femme du commandant à redoutable commandant en chef Pris dans un typhon au Vietnam duquel il ne sort pas vivant, le grand pirate Cheng laisse derrière lui une veuve, une immense flotte et un fils adoptif. Dès lors, Ching Shih, qui signifie littéralement “veuve de Ching”, prend les commandes des vaisseaux et entreprend son règne sur les mers d’Asie. Bientôt, à force d’agrandir son équipage et sa flotte, la pirate s’établit à la tête d’une flotte de 1 800 navires avec quelque 60 000 hommes sous sa botte. Crainte, discrète, calculatrice, Ching Shih fait des mers asiatiques son territoire. Impitoyable, elle contrôle son immense flotte avec des règles intransigeantes qui châtient sans hésitation tout manquement. Même le gouvernement chinois, assisté par les Portugais, est impuissant face à la grandeur de son intelligence. Comme quoi le cerveau des femmes est plus résistant que celui des hommes . De “Terreur de la Chine du Sud” à pirate retraitée Après maintes tentatives de venir à bout des forces de Ching Shih, et réduit à l’impuissance face à ce grand esprit stratège, le gouvernement chinois tente finalement une approche négociatrice. Gênée par les attaques répétitives, Ching Shih, qui rejette d’abord la proposition officielle, finit par accepter en imposant ses propres termes au contrat. Une amnistie est alors signée en sa faveur et celle de ses hommes. À l’issue de ce traité, Ching Shih conserve la totalité des gains colossaux qu’elle a amassée au cours de ses années de piraterie. Riche et retraitée, elle s’établit à Guangzhou où elle meurt en 1844. De nos jours, les femmes sont moins payées que les hommes .

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